Le syndrome Gilles-de-la-Tourette

Le syndrome Gilles de la Tourette (SGT) fait partie des difficultés décrites en santé mentale. Le terme "syndrome" est généralement donné à un ensemble d'indices comportementaux ou de symptômes, sans qu'une maladie ne soit encore bien décrite et comprise. Par exemple, le TDAH était encore fréquemment appelé syndrome d'inattention et d'hyperactivité, il y a quelques années. ÉVALUATION DIAGNOSTIQUE Le SGT est, en fait, un désordre neurocomportemental, situé entre les maladies neurologiques et psychiatriques. Il regroupe différents indices comportementaux, dont la répétition fréquente de tics, de l'agressivité, de la rage et de la colère. On observerait également la présence d'un trouble obsessif/compulsif, ainsi qu’éventuellement des gestes obscènes ou un langage grossier. L'évaluation diagnostique de la sévérité des tics diffère entre l'Europe et le Québec. En effet, l'expérience clinique montre que l'on diagnostique fréquemment le SGT dès l'apparition de clignements répétitifs des yeux au Québec. Par contre, l'Europe semble plus prudente et ne diagnostiquerait qu'en présence de mouvements incontrôlés du cou, des membres supérieurs et du tronc, ainsi que, dans plusieurs cas, un visage présentant des grimaces et des crispations incontrôlées. PRÉVALENCE Comme pour le TDAH, la prévalence est en augmentation constante depuis quelques années. En 1973, on comptait moins de 500 cas dans le monde. Actuellement, la littérature scientifique, notamment le DSM-IV, prétend qu'entre 6 et 8 ‰ seraient atteints. Cette augmentation est due au fait que certains cliniciens suspectent un SGT dès l'observation de cas même très légers. Les professionnels de la santé affirment que c'est parce que l'on diagnostique mieux les cas dorénavant. La prévalence est plus fréquente chez les enfants que chez les adultes, ainsi que 3 à 4 fois plus souvent présente chez les garçons que chez les filles. INTERVENTIONS On considère le SGT comme incurable, puisqu'actuellement, aucun traitement ne permet la guérison totale. La médication traditionnelle se compose de neuroleptiques/antipsychotique (risperdone), d'antidépresseurs ou d'anxiolytiques (benzodiazépines). Consommation de Risperdone au Québec de 2001 à 2007, selon les âges. Source: IMS Health Canada et J. Monzée (2010) Les effets du syndrome sont présentés comme un cercle vicieux: une personne atteinte, surtout l’enfant, ne peut réguler l'expression des tics ou des autres formes de comportements.  Si l’autocontrôle est possible, cela exige par contre beaucoup d'efforts de concentration et d'énergie, ce qui provoque alors la réapparition des indices comportementaux. La personne aurait de la difficulté à gérer le moment présent: elle exprime souvent que le présent lui paraît insupportable, car elle ne peut pas réguler ses diverses pulsions. Alors, elle se projette dans le futur et la crise commence. Au niveau des interventions, il est important de laisser la personne réguler elle-même ses affects, tout en se montrant disponible: en effet, il apparaît que la période qui suit la crise se caractérise par des pleurs et par l'apparition d'un sentiment de culpabilité; les pleurs peuvent durer plusieurs heures, sauf si les personnes sont laissées seules, car alors elles nous appellent pour que nous allions la rejoindre ou elles viennent nous retrouver. Les praticiens en PNL utilisent, pour leur part, les aspects du TOC au profit de la personne atteinte…

Mise à jour le 18 Septembre 2011

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